L’acte II du quinquennat

  • 12 juin 2019

Le Premier ministre est venu à l’Assemblée nationale présenter l’acte II du quinquennat.

Je note que nous ne rognons rien de notre ambition. Après deux ans de réformes sans précédent, notamment sur certains des tabous français (bac, ISF, SNCF…) et une crise sans précédent, nous continuons à faire, et à faire ce que tous les gouvernements ont promis mais n’ont jamais fait. La réforme des retraites qui ne sera pas une rustine mais une réforme structurelle, la PMA pour toutes les femmes, l’automaticité des prestations sociales…

Après avoir lancé un train de réformes économiques sans précédent (coût du travail, fiscalité du capital, chômage) pour permettre à la France de retrouver son attractivité, nous inaugurons un acte II qui se rapproche des Français (baisse d’impôts, mobilité, fusion des minimas sociaux) ainsi que le prévoyait le programme d’Emmanuel Macron.

Le Gouvernement va donc poursuivre la mission pour laquelle il a été élu et je m’en réjouis. Je ne voulais pas de changement de cap car notre objectif doit toujours être de redonner à la France les conditions structurelles pour réussir dans le XXIe siècle. Durant l’acte I, nous avons beaucoup fait pour les entreprises et pour l’emploi, qui sont les conditions nécessaires pour faire repartir l’économie. Les résultats sont là, la Banque de France a annoncé mardi des résultats très encourageants : le pouvoir d’achat connaîtra cette année sa plus forte croissance depuis 2007, avec une progression moyenne de 2,1 % par habitant, la croissance du PIB serait de 1,3 % en 2019 contre 0,6 % en Allemagne, le chômage devrait baisser jusqu’à 7,8 % en 2022…

Le vrai changement, il sera dans la méthode. Oui, nous avons fait des erreurs, nous avons pêché par excès de confiance. Les Français voulaient un profond renouvellement du personnel politique : pour la première fois, nous avons été nombreux à devoir apprendre le métier sur le tas. Or, comme dit Corneille, « trop de promptitude vous expose à l’erreur ». Comme l’a dit le Président de la République devant l’OIT, les Français veulent « plus de sens, de proximité et plus d’humanité ». Nous avons beaucoup expliqué comment on réformait sans dire pourquoi on réformait. Tout le monde retient que nous avons supprimé l’ISF, personne ne dit que nous avons créé l’IFI parce que, pour nous, la fiscalité du capital doit encourager le risque et décourager les rentes.

Certains disent que l’acte II du quinquennat ressemble beaucoup au premier. Je suis d’accord avec eux : dans une pièce de théâtre, entre l’acte I et l’acte II, on ne change ni les personnages ni le sujet, on développe l’histoire.

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