Hommage aux victimes de l’attaque de la Préfecture de police de Paris

  • 8 octobre 2019

 » Monsieur le ministre de l’Intérieur, quand le drame s’est déroulé jeudi dernier, j’étais dans l’hémicycle pour observer avec mes collègues une minute de silence en hommage aux quatre fonctionnaires assassinés à la préfecture de police de Paris.
Dans ces occasions funestes, l’Assemblée nationale sait heureusement faire taire ses divisions et refaire parler la nation – ne serait ce que pour une minute.
Au nom de tous les députés notamment parisiens, je voudrais redire à leurs familles et à leurs proches, leurs amis, leurs collègues, toute l’émotion et la solidarité de la représentation nationale.

Pour celles et ceux qui, ce jour-là, en l’espace de sept petites minutes, ont perdu une mère, un époux, une amie, un fils, ces témoignages doivent paraître bien insignifiants mais je les crois absolument nécessaires.

Ces derniers jours, j’ai trop entendu l’invective et la polémique à propos de ce drame, pas assez le recueillement et la peine à l’égard de la gardienne de la paix Aurélia Trifiro, le gardien de la paix Anthony Lancelot, l’adjoint administratif Brice Le Mescam et le major Damien Ernest.

Monsieur le ministre, vous étiez ce matin à la cérémonie d’hommage national rendu à ces quatre agents, vous avez pu rencontrer les femmes et les hommes qui ont subi cet attentat dans leur chair, ces héros du quotidien qui sacrifient leur tranquillité pour garantir celle des autres.

Monsieur le ministre, après cette tragédie qui endeuille toute une profession, nous souhaitions simplement avoir des nouvelles de nos policières et de nos policiers : comment vont-ils ? Parce que, comme le disait André Malraux, «la pire souffrance est dans la solitude qui l’accompagne», nous voudrions savoir quels moyens sont déployés pour les accompagner et les aider à sortir de ce drame. »

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