Permettre à nos entreprises françaises d’accéder au marché de la généalogie

  • 4 octobre 2019

Nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à se passionner pour leurs origines. 100 000 Français auraient déjà envoyé des échantillons salivaires à des sociétés étrangères pour que celles-ci déterminent leurs origines géographiques en comparant leur ADN à celui de populations de référence. Ce business semble très profitable puisque ces sociétés étrangères diffusent même des spots publicitaires depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux où des célébrités découvrent leurs origines.

Or, de tels tests sont interdits en France. Au-delà du manque à gagner pour nos entreprises nationales, il faut s’interroger sur le fait que le patrimoine génétique des Français devienne la propriété d’acteurs économiques qui agissent hors de toute réglementation communautaire –  je pense notamment à la RGPD.

On peut objecter qu’il existe un danger de voir ces échantillons ADN détournés à des fins médicales, les utilisateurs risquant d’interroger leur génome au-delà des seules orientations géographiques. C’est pourquoi cet amendement veille à précisément délimiter et circonscrire les possibilités ouvertes par ces tests : il ne s’agira que de tests à visée généalogique. Même si certains voudront toujours interroger des entreprises extra-communautaires – et auront hélas toujours la possibilité de le faire – sur ce que leur ADN pourrait faire extrapoler sur de potentielles maladies, la plupart des Français, qui ne sont que curieux d’origines géographiques, pourront interroger des entreprises françaises.

 

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