Rencontre avec des artisanes !

  • 11 mars 2019

Vendredi dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je suis allée avec la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher à la rencontre des artisans du XVIIIème arrondissement. Comme je peux le constater chaque jour dans ma circonscription et à travers mes déplacements en région, il y a une vraie attente des petites entreprises pour les mesures de la loi PACTE.

À la fromagerie « Chez Virginie », nous sommes tout de suite rentrées dans le vif du sujet : nous avons été immédiatement interpellées sur les charges auxquelles sont soumises les petites entreprises. Cela a été l’occasion de rappeler une avancée majeure de la loi, à savoir la rationalisation des seuils à partir desquels les entreprises sont tenues à de nouvelles obligations sociales et fiscales. On en compte aujourd’hui 49, demain il n’y en aura plus que 3 : 11, 50 ou 250 salariés. Surtout, il faudra qu’une entreprise dépasse ce seuil sur cinq ans pour se le voir appliquer. En d’autres termes, une petite entreprise pourra embaucher ponctuellement pour faire face à une commande ou à une saison exceptionnelle et aura le temps de savoir si ce développement est pérenne avant que les exigences de ce nouveau seuil ne lui soient appliquées.

A notre seconde visite, chez le maître-chocolatier Arnaud Lahrer, c’est avec son épouse que nous avons beaucoup parlé, en particulier du statut de conjoint-collaborateur. Aujourd’hui, un quart des maris et (surtout) des femmes d’artisans travaillent sans statut, ni droits. Demain, grâce au projet de loi PACTE, tous les conjoints d’artisans se verront octroyer par défaut le statut de conjoint salarié. Ce dernier étant le statut le plus protecteur, cela dissuadera les chefs d’entreprise qui voudraient manquer à leurs obligations en même temps que cela leur évitera des requalifications qui sont toujours assorties de pénalités ou de sanctions.

Enfin, notre tournée des artisans s’est achevée chez le fleuriste « Utrillo fleurs ». A défaut d’être accueillies par la patronne, nous sommes tombés sur un petit garçon qui nous a indiqués très sérieusement qu’il souhaitait reprendre l’affaire de sa grand-mère. Cela peut faire sourire mais il est aussi de notre devoir de sensibiliser dès aujourd’hui les jeunes générations aux métiers de l’artisanat. Dans la loi PACTE, nous avons tenu à préserver les campagnes de promotion en faveur de l’artisanat. Le Fonds national de promotion et de communication permettra aussi de conduire des opérations de sensibilisation à l’entreprenariat féminin et plus généralement à la représentation des femmes dans ce milieu.

En effet, je pense que les femmes ont pleinement leur place dans l’artisanat : pas qu’en tant que conjointes mais tout simplement en tant que salariées ou chefs d’entreprise. La loi PACTE prévoit plusieurs mesures pour pousser les petites entreprises à recruter, à protéger et à attirer toutes les femmes dans ces métiers trop souvent victimes de stéréotypes de genre.

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